Placer l’humain au cœur de la conception des villes

À travers un style assumé et affirmé, le vitalisme tourne la page d’un siècle de fonctionnalisme et d’uniformité qui a rendu nos villes monotones et déshumanisées. Il estime, à l’instar du vitalisme philosophique, que l’être humain n’est pas réductible à un ensemble de fonctions mécaniques ou de besoins quantifiables.
Il se fonde sur 3 piliers fondamentaux :
1- La réécriture contemporaine de l’esthétique traditionnelle
Adaptation des préceptes classiques aux besoins actuels pour créer une ambiance décorative riche, caractérisée par des saillies prononcées, de multiples balcons, des recoins et des microcosmes.
2- Le retour de l’identité et de l’enracinement
Chaque lieu s’oriente vers une identité propre, à travers un éclectisme librement inspiré des traditions régionales. L’architecture retrouve sa capacité à raconter une histoire, à créer des repères et à inscrire les habitants dans une continuité culturelle.
3- La réhumanisation de l’espace urbain
Par des façades vivantes et une modénature riche, il s’agit de recréer des environnements à échelle humaine. Cette complexité spatiale favorise l’appropriation des lieux, le sentiment d’appartenance et la vie collective.
Inscrit dans le temps long, le vitalisme est pleinement ancré dans notre époque. Il intègre parfaitement les nouveaux usages, le confort moderne et les normes environnementales, tout en répondant à des aspirations plus profondes : retrouver des identités, un enracinement, une volonté de transmettre et, surtout, s’entourer de beauté pour le bien-être de tous.
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Le vitalisme se veut être une renaissance architecturale, la troisième de l’Histoire :
- La 1ère, « La Renaissance » : née de la redécouverte des ruines de l’Antiquité,
- La 2nde, « Le Romantisme » (XIXᵉ siècle) : a fait ressurgir la richesse du Moyen Âge,
- La 3ème, « Le Vitalisme » : rompt avec un siècle d’uniformisation culturelle pour prôner le bien-être et l’attachement aux lieux.
En France, ce style est soutenu par le think-tank Pour une Renaissance Urbaine. Il est adopté dans un nombre croissant de villes, suivant l’exemple emblématique du Plessis-Robinson. Son maire, Philippe Pemezec, a ainsi transformé une commune autrefois déclassée en l’une des villes les plus prisées d’Île-de-France.
